Emploi : Le Medef veut que le licenciement économique soit encore facilité

Publié le par E&R-Ile de France





L’assemblée générale du Mouvement des entreprises de France (Medef) a débuté jeudi au théâtre Mogador, à Paris. L’occasion pour sa présidente Laurence Parisot de reprendre la parole mais aussi de réclamer un assouplissement du licenciement économique.















« Vivement l’avenir, Ready for the future » C’est avec ce slogan pour le moins décalé en période de crise que la patronne des patrons entend répondre à ceux qui s’étonnent du silence patronal de ces dernières semaines. Gouvernement et syndicats sont en effet unanimes pour s’étonner de l’absence de prise de position forte du Medef sur la crise. Une attente que pourrait bien décevoir Laurence Parisot qui, dénonçant la journée de protestation sociale du 29 janvier dernier dans un entretien accordé jeudi au quotidien La Tribune , soutient que « la crise est comme une tempête et je pense qu’il est de peu d’efficacité de protester contre la tempête ». Une façon de nier la responsabilité de ceux (idées, institutions, individus) qui ont provoqué celle-ci ?

Ne s’arrêtant pas là, la présidente du Medef demande à Nicolas Sarkozy que la réforme du licenciement économique soit inclue dans l’agenda des négociations sociales pour 2009. Mme Parisot souhaite rendre les licenciements économiques plus rapides, en revoyant les procédures actuelles, longues et fastidieuses et les « sécuriser juridiquement », pour limiter les contentieux devant les prud’hommes. Elle souhaite modifier la définition même du licenciement économique, pour permettre aux entreprises de licencier avant d’être en difficulté financière, afin de sauvegarder leur compétitivité. Une telle mesure représenterait une fragilisation considérable du contrat de travail soumis encore un peu plus aux actionnaires.

Une exigence qui frôle l’indécence dans le contexte de crise actuelle alors que le nombre de nouveaux chômeurs après un licenciement économique a déjà grimpé de 16% en 3 mois. Mais « ce n’est pas le moment de désigner des bouc-émissaires » se défend Laurence Parisot dans La Tribune. Une façon de dire que le chômage, comme la crise, « c’est la faute à pas d’bol » ?



Source : novopress.info

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