C’est la première assistance sociale privée

Publié le par E&R-Ile de France

953746 11209972-oIsabelle Larroque lance une activité innovante. Elle propose assistance et aide aux familles. Un service qui n’est pas remboursé par la Sécurité sociale…

Vingt ans qu’elle travaille au côté des enfants et des adolescents en détresse ou en grandes difficultés sociales. Vingt ans qu’elle va d’établissements scolaires en associations en passant par le ministère de la . Mais Isabelle Larroque a décidé de quitter les institutions pour monter la première entreprise indépendante en liée à son métier d’éducatrice spécialisée.

Basée au centre-ville de Chilly-Mazarin, au coeur d’un cabinet paramédical, la quadragénaire a accueilli ses premiers clients samedi. Un couple qui connaît des problèmes avec son adolescent de 16 ans. Sa mission est de trouver des solutions pour ramener le jeune à un comportement sans souffrance pour lui-même et pour son entourage.
Isabelle Larroque vise deux types de public : les personnes qui ne veulent pas s’adresser aux services sociaux par honte, peur ou crainte ou celles qui ne peuvent pas y prétendre : « Il y a des cas intermédiaires où l’adolescent n’est pas en danger et n’est donc pas prioritaire pour les services sociaux. Mais il est en souffrance, et c’est là que moi j’interviens », explique l’éducatrice, titulaire d’un diplôme en sciences de l’éducation et d’un autre en intervention et pratique sociale.
Son activité pose toutefois la question de la privatisation du secteur social. La spécialiste propose des prestations à partir de 42 € pour un entretien-conseil, 88 € pour une séance collective avec un plan de travail avec la famille et le jeune. Pour un accompagnement complet avec visite à domicile et aide personnalisée, il faut compter 60 € de l’heure. Sans prise en charge par la Sécurité sociale. « Je sais que certains se disent que c’est inadmissible de faire de l’argent avec du social. Je ne vois pas où est le mal, sachant que ces tarifs sont environ ceux d’un psychologue et que ça permet de combler un vrai besoin de la population en matière d’éducation. »
Isabelle Larroque ne « supportait » plus son travail d’antan. D’abord conseillère principale d’éducation, elle fut ensuite chargée d’un service de médiation avant de rejoindre les bancs de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Pendant sept ans, elle jongle entre la mission pénale de la PJJ qui est de faire appliquer les mesures judiciaires pour les mineurs et la mission éducative de protection de l’enfance. Mais elle démissionne, estimant que la seconde partie n’est pas assez présente « faute de moyens ». « J’avais besoin de me sentir plus libre dans mon travail. On pourrait croire que monter ce type d’entreprise, c’est être plus royaliste que le roi mais c’est ma façon à moi de faire un travail que j’estime de qualité », précise Isabelle Larroque, qui met en place des techniques éducatives pour faire sortir son client de la violence, de l’alcoolisme, des stupéfiants et de tout autre décrochage scolaire. Elle ne renie toutefois pas les services sociaux et précise qu’il ne d’agit là que d’une « alternative ».

 

Source : leparisien.fr

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