« L’ombre de Sartre et de Simone de Beauvoir, ainsi que celle du directeur général du FMI, planaient sur les vingt ans de “la Règle du Jeu” [1], organisé au Flore par BHL. » C’est Alexis Lacroix qui, pour Marianne2, a vu ces ombres planer le 30 novembre 2010, lors de cette sauterie-anniversaire [2]... Et force est bien d’admettre que Bernard-Henri Lévy (dont de mauvais esprits affirment qu’il se confond parfois avec Jacques Séguéla) s’est livré à un coup de force symbolique plutôt réussi, en invitant ses amis au Café de Flore, connu notamment parce que Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir en furent longtemps les habitués. BHL, Sartre de notre temps ? Cette tentative de détournement d’héritage valait bien que le « tout Paris » soit invité à la soutenir. Ce n’est pas sur le site du Bottin mondain que l’on pouvait trouver le recensement des participants, mais sur le site de la revue « La règle du jeu », dans un délicieux article digne de Gala, mais d’un Gala réservé aux « élites » [3] : « Anniversaire de la Règle du jeu : les dessous de la fête ». Un carnet de bal dont la lecture est vivement conseillée. Nous y avons trouvé les informations qui suivent. Bottin mondain Connus ou méconnus, écrivains, musiciens, cinéastes, […]
L'auteur du pamphlet 183 jours dans la barbarie ordinaire - En CDD chez Pôle Emploi (Plon), Marion Bergeron, répond aux questions de Scriptoblog. Une description sans concession du nouvel enfer social français. 1) Pouvez-vous expliquer comment vous avez été embauchée au Pôle Emploi ? En Avril 2009, je suis arrivée au bout de mes indemnités assédic. Je n'avais plus la possibilité de chercher un emploi dans mon secteur : le graphisme. Pôle Emploi faisait la promotion du recrutement de 1840 agents. J'ai envoyé ma candidature comme une bouteille à la mer, sans trop y croire car je n'avais aucune expérience dans ce domaine. J'ai été convoquée pour un entretien très court. Les deux agents que j'ai alors rencontrés m'ont promis une formation qui me permettrait de devenir une vraie professionnelle. Le lendemain, je prenais mon poste dans une agence de la banlieue parisienne. L'équipe sur place n'était pas au courant de mon arrivée et, dès le deuxième jour, je me suis retrouvée seule pour assurer l'accueil, sans formation. 2) Vu de l'extérieur, l'efficacité de la fusion ANPE-ASSEDIC paraissait peu évidente. De plus, avec la hausse du chômage, elle semble être tombée au plus mauvais moment. Comment avez-vous vécu ce rapprochement […]
C’est dans un cadre agréable au Doux Raisin, bar situé dans le Ve arrondissement de Paris qu’a été organisé un nouveau Bistrot Flash le 17 novembre dernier. L’occasion pour Christian Bouchet de revenir sur une famille politique méconnue de l’histoire russe, celle des droites radicales de 1860 à nos jours. Sujet intéressant à plus d’un titre puisqu’il touche à la fois à la question nationale russe et aux formes de gouvernement envisagées par une mouvance composite aux objectifs divers et dont l’affiliation à « l’extrême-droite » est parfois loin d’être évidente. Plus encore, il permet de resituer dans un contexte plus large le redressement patriotique amorcé par Vladimir Poutine souvent décrié par les médias occidentaux. 1860 – 1917 : une révolution conservatrice russe ? Pour les milieux conservateurs russes, le règne du Tsar Alexandre II constitue le point de départ d’une réflexion politique et intellectuelle nouvelle. En effet, l’avenir de l’Empire tant sur le plan intérieur qu’extérieur cristallise les préoccupations et les attentes, parfois contradictoires, des penseurs de droite. A la source de cette mouvance, on peut identifier un rejet commun, ou du moins une prise de distance, vis-à-vis de l’occidentalisation portée […]
Pendant la guerre patriotique et antinazie de notre peuple, les dirigeants étasuniens se sont ingérés en permanence, dans la politique de la France résistante. Ils ont souhaité écarter De Gaulle, empécher l’alliance des gaullistes et des communistes, notamment à travers le CNR dont ils ne voulaient pas. -Ils ont d’ailleurs pu obtenir que le CNR et son programme ne survivent pas à la Libération. En effet, même si des réformes importantes inspirées de son programme furent appliquées, le CNR, l’élan politique, l’esprit de Résistance et le chemin qu’ils traçaient, furent écartés- L’ hostilité stratégique américaine envers Jean Moulin et sa mission unificatrice était telle, que l’on peut envisager l’hypothèse qu’ils aient joué un rôle décisif, dans la trahison qui a conduit à la mort de celui-ci. Ce qui est certain, c’est que les dirigeants étasuniens ont organisé en France pendant les années de guerre, une cinquième colonne de politiciens à leur service : les futurs fédéralistes euro-atlantistes. Ceux-ci, depuis la Libération et en dehors des parenthèses gaullistes, depuis plus de 60 ans, ont accaparé l’essentiel du pouvoir politique dans notre pays. Aujourd’hui encore, cette réalité perdure. Comment en est-on arrivé là ? A […]
« J’exhorterai ce patriotisme à demeurer maître de lui-même afin qu’il redevienne définitivement maître du pays. La réconciliation sera l’œuvre non d’un homme ou d’un parti, mais du peuple entier. » (Colonel de La Rocque) S’il fallait donner un exemple appuyant la thèse que l’histoire est écrite par les vainqueurs, l’épopée des Croix-de-Feu et du Parti Social Français, dirigés par le charismatique Colonel François de La Rocque, apparaîtrait tout indiquée. Ce fut le plus grand parti de masse de notre histoire nationale, aujourd’hui relégué aux oubliettes par une histoire communiste et libérale-libertaire. Redécouverte de l’incarnation la plus aboutie du nationalisme chrétien. Le climat détestable créé par une politique politicienne totalement corrompue, dans l’après-Première Guerre Mondiale, gangrène le pays. Les Ligues factieuses, en réaction, prolifèrent. Maurice d’Hartoy, ancien militaire, fonde l’Association des combattants de l’avant et des blessés de guerre cités pour action d’éclat, les « Croix de Feu », en 1927 ; à ceux-ci s’adjoignent en 1929 les Briscards, anciens combattants non décorés. La même année, le colonel François de La Rocque prend la présidence de la ligue. Son parcours pendant la guerre est exemplaire : […]
Du fait de l’immigration, le problème des banlieues se ramène pour la droite à un problème ethnique, pour la gauche à un problème social. La vérité est que les deux aspects sont indissociables, mais surtout que le phénomène des banlieues va bien au-delà. On ne peut l’appréhender en s’en tenant, d’un côté à la « culture de l’excuse », de l’autre aux fantasmes sur l’« islamisation ». (…) Les « jeunes des cités » ne remettent nullement en question le système qui les exclut. Ils cherchent moins la reconnaissance qu’un raccourci vers l’argent, qu’un branchement plus direct sur les réseaux du profit. (…) Les bandes de crapules qui règnent par le trafic, la violence et la terreur sur les populations des quartiers « sensibles » sont plutôt la dernière incarnation en date de ce que Marx appelait le lumpenprolétariat. (…) Les « racailles » n’aiment pas le populo, mais le pognon. Leur modèle, ce n’est pas l’islam ou la révolution. Ce n’est pas Lénine ou Mahomet. C’est Al Capone et Bernard Madoff. (…) La « banlieue » d’aujourd’hui ne se comprend que si l’on est conscient de la profonde mutation qui a affecté la ville. La grande métropole a cessé d’être une entité spatiale bien déterminée, un lieu différencié, pour devenir une « […]
Le Conseil de Paris a voté mardi en faveur de la création d'une salle de shoot dans la capitale. Mais l'ouverture d'une salle de consommation de drogue nécessite impérativement l'aval du gouvernement, qui s'est prononcé contre. «La réalité, c'est l'ampleur de plus en plus considérable de la consommation de drogue à ciel ouvert dans Paris. L'an dernier, plus de 10 000 personnes ont été prises en charge dans la capitale, par des dispositifs médico-sociaux spécialisés», avait rappelé le maire de Paris en début de débat. Il a souligné que la ville «agissait» déjà depuis neuf ans pour la prévention des toxicomanies. «Pour efficaces qu'elles soient, ces actions ne suffisent pas à traiter un phénomène d'une telle ampleur. Il faut innover, adopter de nouvelles méthodes». C'est le député PS Jean-Marie le Guen qui avait le premier mis le sujet sur la place publique en décembre 2009, estimant que partout où cela avait été fait, la consommation avait reculé. Une salle de shoot au minimum Le maire de Paris souhaite donc «en relayant une demande constante du monde associatif, l'ouverture à titre expérimental en collaboration avec l'Etat, d'au moins un centre de consommation à moindres risques à Paris». En effet, «les salles de consommation […]
C’est un des paradoxes de la capitale : en pleine crise, Paris affiche une santé financière éclatante. Mieux, la mairie devrait enregistrer d’ici à la fin de l’année une hausse inespérée des recettes issus des taxes immobilières, les droits de mutations. Fin septembre, ce sont 840 M€ qui sont rentrés dans les caisses, une hausse de 30% par rapport à 2009, grâce à la reprise de la spéculation immobilière. Pour autant, pas question pour l’équipe de Bertrand Delanoë de changer de cap. « Notre objectif est de poursuivre le programme ambitieux sur lequel nous avons été élus, a expliqué Bernard Gaudillère, adjoint PS au maire chargé des finances lors du débat des orientations budgétaires lundi au Conseil de Paris. C’est un programme qui a été précisément calculé pour être réalisé d’ici à 2014, on ne gère pas une mairie comme Paris au doigt mouillé, en fonction des humeurs du moment. » Traduction : pas question de déroger à l’orthodoxie budgétaire. Bernard Gaudillère l’a assuré plusieurs fois : « Les droits de mutation vont nous aider à moins emprunter pour financer nos investissements. Nous allons investir 20% de plus qu’avant 2008. » Accusation de la droite de constituer une cagnotte Pourtant, dans cette période difficile pour les […]
Le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, interrogé récemment par France Inter a déclaré qu’il n’existait pas de « menaces particulières » pour que des émeutes telles que celles de 2005 se reproduisent. Il estimait même que la situation « s’était considérablement améliorée ». Son jugement se veut rassurant. Pour notre part, nous ne sommes pas aussi optimistes. Nous savons bien que chaque intervention des forces de sécurité est délicate et que des violences urbaines peuvent éclater à tout moment. D’ailleurs des membres des forces de l’ordre reconnaissent que pour réduire les risques d’embrasement, les policiers ne se déplacent qu’occasionnellement dans certains secteurs de nos villes. Nous ne pouvons pas accepter cette situation. En réalité, ce que demandent les habitants de Seine-Saint-Denis, c’est un réel rétablissement de l’ordre républicain. Malgré les discours de Nicolas Sarkozy et de son ministre de l’intérieur, nous souffrons dans nos banlieues d’une montée inacceptable de l’insécurité. Le satisfecit des autorités est contrarié par la réalité du terrain. Nos concitoyens ne cessent de dénoncer des agressions toujours plus fréquentes et violentes. Quant aux professionnels de la sécurité, nombreux sont ceux qui […]
Tutorat, tests d’embauche, Deloitte, cabinet spécialisé dans l’audit d’entreprises, va mettre ses compétences au service des 1 800 élèves du lycée Jean-Jacques-Rousseau. C’est le mariage de deux mondes que tout, a priori, semble opposer. D’un côté, le cabinet Deloitte, qui fait partie des Big Four, les quatre leaders mondiaux spécialisés dans l’audit d’entreprise. De l’autre, le lycée Jean-Jacques-Rousseau à Sarcelles, fréquenté par 1800 élèves. Et pourtant, des bureaux feutrés de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) où est basé Deloitte à la banlieue défavorisée, il n’y a qu’un pas que la multinationale vient de franchir pour la première fois de son existence à travers sa Fondation pour l’éducation et le développement solidaires qui s’est donné pour mission d’« aider les lycéens et étudiants des banlieues sensibles à réussir. » D’ici à quelques semaines, ce seront quelque 500 élèves (les bacs professionnels, BTS et étudiants en prépa économique type HEC) du lycée de Sarcelles qui vont bénéficier des conseils précieux de leurs brillants tuteurs, des cadres supérieurs volontaires du cabinet d’audit. L’entreprise et l’établissement scolaire viennent de signer un partenariat. « Nous voulons vraiment donner une fierté à nos […]
Près de 4 600 dossiers déposés et une première condamnation financière : la loi Dalo (Droit au logement opposable) donne toujours du fil à retordre aux services de l’Etat dans le département. Depuis que le logement est devenu un droit « opposable », l’Etat doit rendre des comptes aux candidats jugés prioritaires dans leur demande de logement. Lesquels peuvent l’attaquer en justice s’il ne leur propose pas de toit dans un délai imparti. Une procédure est arrivée cet été à son terme dans les Hauts-de-Seine, condamnant la préfecture, via le tribunal administratif, à une astreinte de 800 € mensuels qui ira amender un fonds d’aménagement urbain. Cette première astreinte — qui ne sera pas la dernière — était inévitable, vu la situation extrêmement tendue du logement dans le département. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis 2008, le nombre de demandes Dalo explose. Au 31 juillet dernier, la préfecture recensait 4590 dossiers de candidature, soit 40% de plus que l’an dernier. En moyenne, un quart de ces dossiers seront déclarés « prioritaires et urgents » par la commission de médiation départementale, l’une des plus sélectives d’Ile-de-France. 43% des ménages éligibles sont relogés De l’autre côté de la balance, le nombre de l […]
« Régularisez les travailleurs sans papiers », clame une grande banderole plaquée sur la façade Art déco du palais de la porte Dorée (XII e ), occupé depuis jeudi par 500 sans-papiers. A l’intérieur, l’aquarium et les expositions de la Cité de l’immigration restent ouverts, mais l’entrée est gratuite. Coordinateur CGT du mouvement des salariés sans papiers, Raymond Chauveau réclame la régularisation des 6 804 travailleurs en grève depuis un an pour obtenir des papiers. A ce jour, seul 58 d’entre eux ont reçu une autorisation provisoire de séjour. Source : leparisien.fr