Affaire Kalinka - Dieter Krombach “vit très mal son incarcération”

Publié le par E&R-Ile de France



Maître François Serres, le conseil de Dieter Krombach, 74 ans, va faire appel de l’ordonnance du juge des libertés et de la détention qui a décidé de l’incarcération de son client. Le cardiologue allemand avait été livré dimanche à la justice française.







A peine placé en détention, Dieter Krombach a fait savoir par l’intermédiaire de son avocat, Me François Serres, qu’il vivait « très mal sa détention ». Et son conseil d’ajouter : « Il considère que c’est un arrêt de mort prononcé contre lui. Il a 74 ans, il a déjà fait plusieurs infarctus. »


Me François Serres a par ailleurs dit son intention de faire appel de l’ordonnance du juge des libertés et de la détention (JLD) prise avant-hier soir. Quelques jours plus tôt, Dieter Krombach avait été enlevé, séquestré, ligoté et livré à la justice française.

L’homme a été retrouvé dimanche devant le tribunal de Mulhouse. André Bamberski, 72 ans, a reconnu être à l’origine de cet enlèvement afin de voir le médecin purger sa peine. Il a reconnu avoir commandité l’enlèvement mais a nié avoir donné son aval pour que le médecin soit passé à tabac.

Des faits pour lesquels il a été mis en examen, mardi soir, pour enlèvement, séquestration arbitraire, coups et blessures volontaires et association de malfaiteurs. Puis placé sous contrôle judiciaire.

Nouveau procès

Dieter Krombach avait été condamné en 1995 par la cour d’assises de Paris à quinze ans de réclusion pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner », sur Kalinka, 14 ans, la fille d’André Bamberski, dont il était le beau-père.

En 1982, la jeune Française d’origine polonaise passe ses vacances à Lindau chez Dieter Krombach, le nouveau compagnon de sa mère. Elle est retrouvée morte un matin de juillet. Ses bras portent des traces de piqûres intraveineuses.


Pour le père de l’adolescente, le décès est lié à des injections administrées par le médecin qui, selon lui, voulait la droguer pour la violer. Mais à cette époque la justice allemande classe l’affaire sans suite. Passent des années de combat pour faire juger le cardiologue allemand.


L’homme est condamné en 1995. Le praticien n’a cependant jamais purgé sa peine. André Bamberski avait prévenu qu’il ne renoncerait « jamais » à voir jugé et puni celui qu’il considère comme l’assassin de sa fille.



La cour d’appel de Paris dispose désormais d’un délai d’un an pour organiser un nouveau procès, suivant une source judiciaire. Selon le porte-parole du ministère allemand, les autorités « sont en contact avec leurs homologues français pour trouver une solution à l’affaire », mais n’ont pas demandé la libération immédiate du médecin.


Source : francesoir.fr

Publié dans Société

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