Enfance en Europe : on sait bien soigner les siamois… mais on préfère les avorter (Paris -75)

C’est un évènement très symbolique. Les siamois malgaches de 8 mois qui ont été séparés mercredi dernier grâce à l’équipe médicale de l’hôpital Necker-Enfants malades de Paris ont eu la chance paradoxalement de ne pas être conçus en France. Car sur le continent européen, on ne s’embarrasse pas de siamois, les médecins préfèrent les avorter. Pourtant, on sait bien soigner cette malformation.
Les deux enfants, nés le 16 juin 2008 dans le sud-est de Madagascar puis baptisés sur l’île, ont été pris en charge par l’Ordre de Malte et Médecins du Monde. Ces deux organisations ont financé entièrement leur voyage, celui de leur mère, de leur médecin et de leur infirmière attitrée.
Les jumeaux ont été séparés l’un de l’autre mercredi à l’hôpital parisien. Une opération « plus spectaculaire que compliquée » selon le quotidien Aujourd’hui en France de ce jour. Le professeur Yann Révillon, chef du service de chirurgie viscérale infantile de Necker, estime que « l’intervention s’est déroulée très tranquillement. Ces gestes sont relativement communs en chirurgie viscérale ».
Cette bonne nouvelle masque un paradoxe moins médiatique : alors qu’on sait les soigner, les enfants siamois sont pourtant rares dans les pays développés (pas plus d’une grossesse sur 100 000) « où une interruption de grossesse est généralement proposée », souligne le journal. Véritable suicide démographique, perte de sens de la vie : l’avortement est bien une industrie de mort en Europe.
Source : novopress.info