Sur les traces des cisterciens

Publié le par E&R-Ile de France

 

889767 b26d16ac-49ac-11df-af40-001517810e22-copie-1Le Val-d’Oise possède quatre bâtiments préservés de l’art cistercien.Des spécialistes venus de toute l’Europe vont les visiter ce week-end.

Voilà plus de neuf cents ans que l’art cistercien a fait son apparition en Europe. C’est une pureté architecturale sans équivalent que la Charte européenne des abbayes et sites cisterciens s’attache à célébrer. Et en matière de chefs-d’œuvre, le Val-d’Oise n’est pas en reste. C’est pourquoi l’Association de la charte profite de son assemblée générale, qui a lieu cette année en  au collège des Bernardins, à , pour faire un saut dans le département.

 

 

Dès aujourd’hui, ainsi que lundi, des représentants des 160 membres de la Charte — issus de onze pays différents — visiteront les quatre sites cisterciens du Val-d’Oise. Certains sont bien connus du grand public, d’autres gardent jalousement leurs secrets…

 

L’abbaye de Royaumont a traversé les siècles. C’est sans doute la mieux conservée de toute la moitié nord du pays. Elle a été fondée en 1228 par Louis IX, le futur Saint Louis, alors âgé de 9 ans. Aidé de sa mère, Blanche de Castille, le jeune roi exauçait ainsi l’un des vœux testamentaires de son père, Louis VIII. Le site d’Asnières-sur-Oise a gardé cette dimension à couper le souffle qui lui a conféré sa fondation royale : l’abbatiale a, à elle seule, la taille d’une cathédrale. Transformée notamment en filature après la Révolution, l’abbaye a été reprise un siècle plus tard par une fondation à vocation culturelle. « La boucle est un peu bouclée », remarque Jérôme Johnson, responsable des visites. « Les moines avaient créé un espace de sérénité qui n’est pas tellement éloigné de ce que recherchent les artistes. » Le site est dédié au chant et à la chorégraphie mais reste totalement ouvert au grand public.

L’abbaye de Maubuisson a miraculeusement sauvé son âme. Du bâtiment créé en 1236 par Blanche de Castille à destination des femmes religieuses, il ne reste pas grand-chose. Devenue chocolaterie ou encore hospice militaire, l’abbaye de Saint-Ouen-l’Aumône a finalement été démontée par un marchand de pierres. Subsistent aujourd’hui une aile du carré claustral et surtout le bâtiment des latrines. Avec celui identique de Royaumont, il s’agit des seuls exemplaires existants encore en . Loin d’être anecdotique, leur existence illustre l’ingéniosité des systèmes hydrauliques conçus par les cisterciens. Repris et restauré par le conseil général, le domaine abrite un service culturel qui développe une programmation basée sur les arts visuels et l’art contemporain.

L’abbaye du Val est la plus ancienne du département. Fondée dès 1125, elle se trouve à présent sur un domaine privé d’une centaine d’hectares à Mériel. « Le dortoir long de 50 m et datant du XIIIe siècle est remarquable », souligne François Fennenberger, le président de l’association des Amis de l’abbaye. Le lieu est très souvent utilisé par des équipes de tournage. Un clip de Mylène Farmer y a même été tourné. Le grand public peut admirer l’abbaye lors des Journées du patrimoine.

 

Source : le parisien.fr

 

 

Publié dans Culture

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