Oliver Stone prend la défense d'Hugo Chavez dans un film

Publié le par E&R-Ile de France


VENISE (Reuters) - Le réalisateur américain Oliver Stone dénonce dans son dernier film la diabolisation par les médias et le gouvernement de son pays du président vénézuélien Hugo Chavez et de la gauche sud-américaine.






Dans ce documentaire baptisé "South of the Border" (Au sud de la frontière) qu'il présente à la Mostra de Venise, Oliver Stone estime que Chavez a raison de se dresser contre Washington ou les grandes multinationales.

Le chef de l'Etat vénézuélien, chantre d'une "révolution bolivarienne" en Amérique du Sud, y est présenté comme le héros d'un peuple qui refuse de céder aux pressions.


D'un film au départ consacré au traitement du cas Chavez par les médias américains, "South of the Border" est devenu au fil des mois un projet plus vaste. Il comprend des entretiens avec six autres présidents du sous-continent, dont le Bolivien Evo Morales ou l'Argentine Cristina Fernandez.


"Je ne voulais pas faire un film uniquement sur les attaques des médias américains. J'ai trouvé que c'était trop réducteur pour l'homme dont il s'agit. Cet homme est un grand phénomène," a expliqué Oliver Stone lors d'une conférence de presse.

"On a commencé une sorte de périple cinématographique pour rendre visite à d'autres présidents. Nous avons observé le côté positif de ce qui se passe, les changements radicaux dans cette région. C'est un phénomène historique très important qui reste (...) ignoré en Amérique."


Interrogé sur les manifestations anti-Chavez qui ont rassemblé plusieurs milliers de personnes au cours du week-end, il répond que le président vénézuélien reste "très populaire au Venezuela". "Il continue d'être élu. Sans aucun doute, la situation sociale s'est très fortement améliorée au Venezuela. Il y a encore beaucoup de problèmes mais c'est un changement formidable qui s'est produit en 2000."


Le réalisateur de "Platoon", "Wall Street" ou "JFK" a aussi révélé qu'il avait été en contact avec Téhéran pour un documentaire sur le président Mahmoud Ahmadinejad mais que le projet n'a pu aboutir pour des problèmes d'agenda.

"Cela m'intéressait beaucoup parce que je pensais que nous allions partir en guerre en Iran. Si nous avions eu plus de succès en Irak, je ne doute pas que nous aurions été plus impliqués dans la situation iranienne aujourd'hui", a-t-il dit.



Version française Jean-Stéphane Brosse


Source : latribune.fr

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