Les salariés de Renault veulent garder leurs bus

Publié le par E&R-Ile de France

renault flins 469 300 2906bLa CGT organise un rassemblement ce midi pour dénoncer un projet de la direction qui vise à supprimer plusieurs lignes de bus sur le site de Flins, pour raisons économiques.

Les employés de ne veulent pas se résigner et les n’ont pas dit leur dernier mot. La a organisé pas moins de cinq débrayages en quelques mois pour dénoncer la volonté de leur direction de supprimer des lignes de bus chargées du transport domicile-travail des employés de l’entreprise automobile. Une prime jugée insuffisante est proposée à la place.

L’organisation syndicale appelle à un nouveau rassemblement aujourd’hui, devant les locaux de la direction.
« La suppression de 19 lignes sur 30 par équipe, soit 38 lignes sur 60 est envisagée par la direction, s’indigne Ali Kaya, représentant CGT sur le site de Flins. Un bus qui quitterait Mantes-la-Jolie à 4 h 3, n’arriverait à Flins qu’à 5 h 25. »
Ce service a été mis en place à la création de l’usine, en 1952. « A l’époque, les employés venaient de loin et peu d’ouvriers possédaient un véhicule, mais autant de lignes ne se justifie plus aujourd’hui », explique la direction, avant de conclure : « D’après nos études, notre système de transport est dimensionné pour une entreprise de 10000 personnes, alors qu’il n’y a que 4000 employés sur Flins, dont seulement 860 bénéficient de ce service. »
Les employés, eux, trouvent cette décision injuste mais ne se font pas d’illusion : « Je fais déjà quarante-cinq minutes de trajet, alors avec leur nouveau système, il me faudra probablement vingt à trente minutes de plus, mais est-ce qu’on a vraiment le choix? » s’interroge, résigné, Stéphane, emboutisseur.
La direction rappelle encore que ce service n’est pas une obligation, mais précise que l’entreprise ne souhaite laisser « personne au bord de la route ». Le coût, c’est l’enjeu des discussions mises en place par l’entreprise. Le budget transport sur le site de Flins représente 13 € par véhicule fabriqué, alors « qu’il n’est que de 2 € sur le site de Douai », affirme un représentant de la direction.
« Ils parlent de coût, mais ils vont nous obliger à prendre nos véhicules personnels, alors qu’ils se vantent de développer l’écologie », répond amer Ali Kaya. Le constructeur automobile ne voit, lui, pas de contradiction. La direction souhaite « rationaliser et optimiser » les moyens de transport. Il sera ainsi proposé aux employés des locations de voiture à tarifs préférentiels pour « favoriser le covoiturage » et des tournées « légèrement plus longues » pour optimiser le taux de remplissage des bus, « l’objectif étant de ne pas dépasser une heure trente de trajet », conclut la direction.

 

Source : leparisien.fr

Publié dans Société

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