Les naturalisations explosent à Paris

Publié le par E&R-Ile de France

20072405prefecturepoliceLe nombre des étrangers naturalisés français a doublé dans la capitale par rapport au premier trimestre 2009. Un phénomène dû à la récente simplification des démarches.

La file d’attente serpente sur la chaussée et, à l’intérieur, la salle semble déjà pleine. Ce n’est pas pour un concert que la foule patiente, mais pour une cérémonie de naturalisation rue des Ursins (IVe). Venus avec leurs proches, les heureux élus sont de plus en plus à l’étroit pour écouter le préfet.

Et pour cause : près de 4000 étrangers résidant à ont été naturalisés au du premier trimestre 2010, contre un peu plus de 2000 sur la même période en 2009. A ce rythme, précise la préfecture de police de , « environ 16000 ressortissants étrangers pourraient acquérir la nationalité française d’ici à la fin de l’année, soit une augmentation de 52% par rapport à l’année dernière ». Pourquoi une telle explosion? La réponse est technique, plus que politique. « Depuis le 1er janvier, nous travaillons selon une nouvelle organisation, commente Charlotte Revol, adjointe du chef du bureau des naturalisations. Avant, il y avait un double examen des dossiers, réalisé d’une part par le ministère de l’Immigration et de l’autre, par la préfecture de police.

Les délais d’examen sont réduits de vingt mois à six mois

Mais depuis le début d’année, nous sommes seuls à instruire les dossiers alors que le ministère vérifie ensuite l’avis que nous donnons. » Ce nouveau système, testé actuellement dans 21 préfectures de France, sera étendu partout à partir du 1er juillet. Cette démarche simplifiée a réduit les délais de traitement de vingt mois à moins de six mois. Ce qui explique mécaniquement l’augmentation du nombre de naturalisations du 1er trimestre 2010… Autre changement d’importance, les agents de la préfecture suivent désormais un dossier de A à Z, de l’examen des pièces à l’entretien avec le demandeur, ce qui n’était pas le cas avant lorsque le dossier passait de main en main. « Le travail est plus intéressant et cela fonctionne mieux », conclut Charlotte Revol. Un nouveau système « gagnant-gagnant », qui profite donc aux fonctionnaires comme aux demandeurs.

 

Source : leparisien.fr

Publié dans Société

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article