Les accidents du travail en hausse chez Disney

Publié le par E&R-Ile de France

917088 320aa15c-5c83-11df-9e12-00151780182cLes accidents du travail sont plus fréquents et plus graves chez Disney. Il s’agit surtout de chutes et de blessures liées à la manutention.

Au Val-d’Europe, Disney affiche désormais plus d’accidents du travail que les entreprises du BTP! Selon le dernier rapport de la médecine du travail de Disneyland , 1500 des 13000 employés du géant du loisir ont été victimes d’un en 2009, dont 1165 ayant entraîné un arrêt maladie. D’après ce document, la fréquence des accidents a augmenté de 8,6% pour s’établir à un taux de 62,97 pour 1000 employés.

Soit « plus que le BTP », précise le médecin-chef de la médecine du travail de Disney, Farshad Majidi. Calculée en fonction de la durée des arrêts de travail, la gravité des accidents a également progressé de 12% entre 2008 et 2009.
Que cachent ces chiffres préoccupants? « Il est fondamental d’engager une analyse en profondeur afin de mettre en œuvre l’ensemble des mesures qui tendent à diminuer les fléaux », indique le médecin- chef dans son rapport. Une démarche que la direction du géant des loisirs affirme avoir déjà engagée.
« On déplore ce phénomène qui n’est pas nouveau. Le nombre d’accidents du travail augmente à Disneyland depuis plusieurs années », reconnaît Bruno Fournet, le directeur de la
et de la sécurité au travail de Disney. A la tête de ce nouveau service central créé début 2009, le Monsieur Santé de la direction pointe « les spécificités de l’entreprise », pour expliquer ces taux d’accidents records.
« On travaille sur une variété de métiers, comme la restauration, la logistique ou le spectacle qui ont chacun leurs facteurs de risque », détaille Bruno Fournet. Il souligne également le fait que les parcs Disney représentent « un site intégré dans une vaste zone ». « A Disneyland, quand une personne tombe et se fait mal sur le chemin de son poste de travail à la cafétéria, il est toujours dans l’entreprise. C’est donc comptabilisé dans les chiffres d’accidents du travail », souligne le directeur de la santé au travail.
D’où l’importance statistique des chutes, qui représentent 40% des accidents du travail l’an dernier. Une proportion qu’égalent seulement les blessures liées à la manutention. Ces deux facteurs, qui représentent aujourd’hui 8 accidents sur 10 à Disneyland, font depuis peu l’objet d’une « démarche globale » de prévention des risques, chapotée par la nouvelle direction du travail de l’entreprise.
Côté sécurité, certains salariés pointent aussi deux incidents survenus au cours des derniers mois à la tour de la Terreur. En août, un employé qui testait le fonctionnement du système après plusieurs arrêts d’urgence inexpliqués a subi un tassement de vertèbres au cours de « l’arrêt brutal » d’un ascenseur, « deux étages plus bas que prévu ». La direction évoque plutôt un « faux mouvement » du salarié.
Puis début avril, c’est une étrange odeur qui s’est dégagée un matin à l’intérieur de l’attraction, produisant des irritations aux yeux et à la gorge chez une dizaine de salariés. Le phénomène a duré quarante-huit heures provoquant une fermeture partielle de la tour de la Terreur, reste inexpliqué. Plusieurs dispositifs d’aération ont été mis en place avec succès pour chasser les mauvaises odeurs.

 

Source : leparisien.fr

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