Jean-Marie Le Pen souhaite en 2010 un "référendum sur l'immigration"

Publié le par E&R-Ile de France



Le président du Front National, Jean-Marie Le Pen, a prôné mercredi, lors de ses vœux à la presse pour 2010, l'organisation d'un "référendum sur l'immigration", estimant que le "critère ethnique" était une composante de l'identité française.


"Sachant que l'immigration massive est l'instrument de son appauvrissement et de sa servitude future, c'est elle qui doit être le sujet d'un référendum, dont le résultat s'imposera de gré ou de force aux oligarques qui dirigent la France", a dit M. Le Pen.

"L'immigration massive pèse sur la vie française, sur ses finances, sur la sécurité, sur le chômage, sur l'école, sur tous les problèmes, de telle manière qu'il faut le résoudre sous peine d'être submergé", a-t-il affirmé, depuis le siège du parti à Nanterre (Hauts-de-Seine).

En référence à la votation anti-minarets en Suisse, il a souhaité que les Français puissent "oser dire publiquement dans les urnes ce qu'ils murmurent tout bas que le Front national dit tout haut", voyant dans l'immigration le "problème principal de la France".
Une déclaration également valable pour les élections régionales, où son parti, en proie à des difficultés financières depuis les législatives catastrophiques de 2007 (moins de 5%), espère "créer la surprise".
Accusant Nicolas Sarkozy de mener "une politique de métissage forcé", le président du FN, réélu député au Parlement européen en juin, a fustigé les "xénomaniaques, fossoyeurs de l'identité française" et les "européistes", qu'il qualifie de "traîtres à la nation".

Selon lui, le débat sur l'identité nationale est monopolisé par les "députés babouches", qu'on appelait autrefois "les députés godillots".
Les "dérapages" critiqués lors de ces réunions lui semblent "vraiment modestes", a-t-il précisé. "Moi, je ne roule pas sur les rails de la majorité, par conséquent, j'ai toute ma liberté de parole".

M. Le Pen a jugé "évident" que "le critère ethnique" était une composante de l'identité française. "Je ne m'interdis pas l'usage de ce mot, devenu un tabou sous la pression de la pensée unique", selon lui.

De son côté, sa fille Marine, favorite à sa succession à la tête du parti, a envisagé d'offrir au ministre de l'Immigration Eric Besson "l'identité nationale pour les nuls", en référence à une collection de livres.

Quant aux "dérapages", elle a fait la leçon au chef de l'Etat qui a "cru faire plaisir au peuple" dont il a une "conception erronée": celle "des fronts bas et du gros rouge qui tâche". Pour sa part, elle a appelé à l'inscription dans la Constitution du "refus de tout communautarisme".

Publié le 06 janvier 2010

Source : www.leparisien.fr

 

Publié dans Politique

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