Face-à-face tendu pour un drapeau brûlé

Publié le par E&R-Ile de France

972100 150 militants du Front national d’un côté, 150 sympathisants de gauche de l’autre, et des CRS entre les deux groupes. L’affaire du drapeau brûlé a donné lieu hier à un duel stérile.

«Marseillaise » ou « Internationale », drapeau français ou étendard communiste… Il fallait choisir son camp, hier, devant la mairie de Villeneuve- Saint-Georges. Entre 10 h 30 et 11 heures, une cinquantaine de sympathisants du et une centaine de militants et d’élus de gauche étaient rassemblés au même endroit.

 

Le lieu de la , c’était bien leur seul point commun.
Lancé par le conseiller municipal frontiste de Villeneuve-Saint- Georges, Dominique Joly, le rassemblement d’extrême droite visait à protester contre l’incendie du drapeau de la ville et son remplacement par un drapeau algérien, perpétrés dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 juin. Dans le cadre de cette affaire, quatre hommes soupçonnés de l’incendie devraient être
au tribunal correctionnel le 28 juillet pour « dégradations par incendie ».

  

« Cette récupération politique par le FN est intolérable »

 

Le fait que le drapeau de la ville ait été brûlé symbolise, d’après les partisans du Front national, le climat de dénigrement national ambiant. « Que ce soit le drapeau français ou celui de la ville, cela ne change rien, martelait Dominique Joly. Le pire, c’est qu’il a été remplacé par celui d’une puissance étrangère (NDLR : l’Algérie) ! » En face de lui, une centaine d’élus et de militants des partis communiste, socialiste, verts, radicaux de gauche et des syndicalistes de SUD et de la CGT tiennent le piquet. «Nous avons décidé d’organiser un contre-mouvement à la suite du refus de la préfecture d’annuler la manifestation, expliquait Marc Thiberville, conseiller général et municipal communiste de Villeneuve-Saint-Georges. C’est grave de brûler un drapeau. Mais pour nous il s’agit davantage de l’acte isolé de jeunes dés oeuvrés. Ce n’est pas un fait organisé. Et cette récupération politique par le Front national est intolérable. » A défaut d’interdire le rassemblement, la préfecture avait prévu un dispositif de sécurité renforcé : sur le parvis de la mairie, les partis de gauche. Sur le trottoir, derrière une haie et un épais cordon de CRS, les militants d’extrême droite. Aucune altercation entre les deux groupes, juste une guerre de slogans, une bataille de chant et un concours de drapeaux. Face à « la Marseillaise », scandée par les frontistes lors que Marc Thiberville dénonce au micro « le populisme des sbires de Jean-Marie Le Pen », les militants de gauche entonnent « l’Internationale ». Devant les drapeaux tricolores, la faucille et le marteau. A droite, « la France aux Français » ; à gauche, « le FN dehors ! ». A aucun moment le dialogue n’aura été amorcé. Après une demi-heure, les militants se sont dispersés, dans le calme et la grisaille.

 

Source : leparisien.fr

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