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DEFENDRE LA LIBERTE D'EXPRESSION N'EST PAS DEFENDRE DIEUDONNE.

Publié le par E&R-Ile de France

De quelle crédibilité peut encore se gargariser le préfet de l’Isère, Albert Dupuy, surnommé méchamment par certains de ses administrés, Albert “Hitler”(enquête en cours), après le camouflet à lui affublé par l’humoriste Dieudonné et le tribunal administratif ? De quel crédit peuvent encore se prévaloir des associations comme la Licra, le Crif ou encore SOS racisme ? Assigné par Dieudonné pour « atteinte à la liberté d‘expression », le tribunal a reconnu qu’il y avait « une atteinte grave et illégale à une liberté fondamentale », ajoutant que « L’appel à se mobiliser de la Licra, du Crif et de SOS-racisme Grenoble-Isère ne caractérise pas en lui-même un risque de trouble sérieux à l’ordre public »


La liberté d’expression est un droit fondamental.


L’humoriste Dieudonné MBala MBala se retournera-t-il finalement contre ces associations, demain, si un de ses spectacles est victime de troubles ? Probablement, car, ce que le tribunal administratif constate c’est que les tentatives illégales d’interdiction des représentations de l’humoriste sont plutôt les déclencheurs de « probables troubles » voulus par ces associations et non du fait que l’humoriste, lui, joue. Une seule représentation de Dieudonné a connu des heurts, c’était à Lyon où, l’artiste a fait le carton plein avant-hier, samedi, 24 octobre 2009, malgré les cris d’orfraie des mêmes associations. Ce jour-là de l’an 2006, des spectateurs hostiles à l’artiste pénétrèrent dans la salle en gazant une fillette de 12 ans et en perturbant son one-man-show.


Seul le droit doit être pratiqué et appliqué. On peut aimer ou détester l’humoriste Dieudonné, c’est une pensée libre et individuelle qui ne donne pas le droit d‘embarquer d‘autres dans sa pensée, son opinion, sa réflexion et son sentiment. Avec les salmigondis et autres ragoût de restes de viande servis à toutes les sauces, l’abjection devient la règle. Ces associations humiliées ne vont-elles pas un peu se calmer ? C’est qui Dieudonné ? Est-il entrain de menacer la République ? Non, mais, ces associations qui vivent au crochet de l’État donc du contribuable que nous sommes, commencent à sérieusement nous pomper l’air. Un peu trop même, surtout que le nouveau spectacle de Dieudonné ne parle que de…violence conjugale.

En mettant en avant les condamnations de Dieudonné, ses détracteurs se trompent. Si ces jugements étaient assortis d’une interdiction formelle adjoignant à l’humoriste de changer de métier ou de l’interdiction de ses spectacles, là, au moins, on pourrait comprendre. Que cherche donc ces associations ? La première des choses qu’elles (associations) doivent faire dès à présent, c’est de limoger leurs juristes de pacotille. Heureusement que c’est encore nos impôts qui engraissent ces avocats. Finalement, le ridicule ne tuant pas, elles vont encore en rajouter probablement demain, encouragé par on ne sait quel sentiment. Le racisme anti-noir ?


Pourquoi Redeker et non Dieudonné ?


“… le droit de s’exprimer, même si on a tort, même si on va trop loin, la liberté d’expression ne se partage pas”
déclarait Bernard Henri Levy pour défendre la liberté d’expression du philosophe Robert Redeker, suite à son pamphlet islamophobe publié qui plus est, par le journal Le Monde. Il ne s’agit pas ici de l’homme politique Dieudonné probablement indéfendable. Je vous l’accorde. Mais, défendre la liberté d’expression c’est surtout défendre nos libertés. En revanche, l’amalgame abscons sur lequel ses détracteurs s’appuient en usant de tous les subterfuges et expédients possibles, passant même par l’illégalité est simplement ridicule. L’homme politique s’est sabordé quand on voit son score avec la liste antisioniste lors des élections européennes…En revanche, l’humoriste quanrt à lui, son succès n’a jamais été démenti, son talent aussi.


N’en déplaise donc aux pourfendeurs de la liberté d’expression. Devient-elle à géométrie variable ? Sous le plan constitutionnel, la France est considérée comme un État de droit, donc, pas un État de respect, on ne le rappellera jamais assez. Les seules et uniques limites d’expression érigées sont les lois de la République. On ne peut d’un côté défendre la liberté d’expression à rebours comme Patrick Lozès qui jugeait sage la décision hypocrite du préfet de l’Isère et déclarer qu’on est contre la censure. La déclaration d’un avocat de Dieudonné se résume à ces propos: “Les forces préfectorales de la République ne peuvent être le glaive de démarches privées liberticides”. Il a bien raison. Il faut se garder de l’amertume et de l’aigreur.


Vox web vox populi ? Oui, si l’on en croit tous les posts vus ici et là dans divers forums. On ne soutient pas forcément Dieudonné mais bien plus, la liberté d’expression et l’humour. Ses fans, au nombre de 900 vendredi dernier à Lyon, ne se préoccupent nullement des polémiques. C’est l’artiste qu’ils aiment, pas l’homme politique. Mais, il existe quand même d’autres sons de cloche. C’est ainsi qu’un sondage encore en cours intitulé Doit-on interdire Dieudonné ? voit étrangement le oui l’emporter. La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres s’explique par le refus de tout abus de pouvoir. Nous y sommes. On ne peut donc s’approprier frauduleusement la déclaration apocryphe attribuée à Voltaire :”Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire.” et violer la loi. Il faut avoir le courage de défendre la liberté d’expression de Dieudonné. C’est défendre nos libertés et non lui apporter un quelconque soutien.



Source : lejdd.fr

Publié dans Libertés

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