Rien ne va plus pour le CRIF

Publié le par E&R-Ile de France



L’angoisse règne dans les rangs du CRIF : son fonds de commerce, l’antisémitisme, serait en voie de disparition et cela serait si évident que des chercheurs commenceraient à en faire mention.







Le 18 avril dernier, dans La Lettre du CRIF, sous le titre « Le déni de l’antisémitisme », Meïr Waintrater, s’en prenait avec une violence inouïe au sociologue Laurent Mucchielli coupable d’avoir publié une étude sur « L’antisémitisme en France aujourd’hui ». S’appuyant sur les rapports de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, Mucchielli avait fait l’erreur de déclarer que « la grande majorité des Français ne sont pas antisémites », qu’il « n’y a pas d’augmentation tendancielle de l’antisémitisme en France, c’est le contraire qui est vrai ».

Il avait même poussé le vice jusqu’à écrire qu’« il y a maintenant dix ans que les politologues ont montré que des opinions antisémites existent encore mais elles ne cessent de diminuer depuis la Seconde Guerre mondiale, la tendance n’est donc pas au retour mais au contraire à la disparition de l’antisémitisme » et que « l’hypothèse d’une « nouvelle judéophobie » qui permettrait un retour de l’antisémitisme sous couvert de critique de la politique israélienne, et qui traduirait un déplacement de l’antisémitisme de l’extrême droite vers l’extrême gauche, est invalidée également par les travaux scientifiques. »

Laurent Mucchielli faisait aussi remarquer que la faiblesse de l’appareil d’État face à l’antisémitisme était un mythe car « au cours des dernières années, la France s’est dotée d’un arsenal juridique sans précédent pour sanctionner les actes ou les propos racistes ou antisémites (loi du 3 février 2003 et du 9 mars 2004). Sait-on que l’insulte « sale Juif » est aujourd’hui passible de 6 mois de prison et de 22.500 euros d’amende ? »

Incapable d’apporter des arguments contraires Meïr Waintrater, se contentait de développer la thèse confondant l’antisionisme et l’antisémitisme et terminait son papier par ce qui pouvait être compris comme une menace visant l’universitaire : « à vouloir trop démontrer, M. Mucchielli s’est aventuré sur un terrain dangereux. »

Mais le pire était à venir avec le rapport annuel sur « La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie », remis au Premier ministre le 1er avril 2009 par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH). Il contient en effet un sondage exclusif dont on entendra sans doute bien peu parler. Il ressort de celui-ci que seulement 5 % des Français se considèrent comme racistes et que seulement 2 % estiment que notre pays connaît un problème d’antisémitisme (en comparaison 6 % d’entre eux estiment qu’un racisme anti-Français – comprendre sans doute anti-Blancs – est à l’œuvre dans notre société) !

Marc Knobel, qui commente ce sondage en est découragé et ne peut s’empêcher d’écrire : « lourde tâche que de réveiller les consciences. » De les réveiller ? Le terme n’est pas exact… De les formater serait une formulation plus appropriée.

Quoiqu’il en soit, nous avons avec ces deux études la preuve que tout l’argumentaire du CRIF sur l’antisémitisme française repose sur du vent. A nous de savoir exploiter cela.

Par ailleurs, et il faudrait là aussi que les nôtres sachent l’exploiter, le sondage précité relève que les Français sont angoissés par trois choses le chômage (24,58 %), la crise économique (22,52 %), la pauvreté (16,49 %). En comparaison, l’hypothétique montée de l’islam radical ne préoccupe que 2,8 % de nos concitoyens…


Source : voxnr.com

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