Alain de Benoist en 14 points

Publié le par E&R-Ile de France


Le philosophe et politologue français, Alain de Benoist, co-fondateur du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (GRECE) et principal représentant du mouvement dit de la « Nouvelle Droite » à la fin des années 1970, a accepté de répondre aux questions d’Alexandre Latsa, animateur du blog Dissonance.







Alain de Benoist en 14 points



1) Alain de Benoist bonjour, et merci d’accepter de répondre aux questions de DISSONANCE, pourriez vous synthétiser votre parcours très varié au sein de la scène intellectuelle et philosophique Francaise ?

On ne résume pas en quelques lignes un itinéraire intellectuel d’un demi-siècle. Je suis écrivain, journaliste, philosophe aussi. J’ai beaucoup publié, en France comme à l’étranger. Je dirige également deux revues que j’ai créées, l’une (Nouvelle Ecole) en 1968, l’autre (Krisis) en 1988. Mes domaines de prédilection sont l’histoire des idées et la philosophie politique. Je n’appartiens à aucun parti ou mouvement politique, et ne souhaite appartenir à aucun. Dans l’époque de transition qui constitue notre actuel horizon, j’essaie de tenir le mieux possible le rôle que tout intellectuel digne de ce nom devrait s’assigner : mieux comprendre et faire comprendre le monde où nous vivons.



2) Quelle est votre vision de la scène politique francaise actuelle, Thierry Meyssan disait récemment dans une interview que “Sarkosy n’était ni de droite, ni de gauche mais voulait faire comme les Yankees”. Pensez vous que l’avenir politique des sociales démocraties Européennes soit sur le modèle Américain à savoir “deux candidats élus par des primaires (illusion de démocratie) et qui au global défendent les mêmes idées” ?



Que les candidats qui se présentent aux élections soient ou non désignés d’abord dans des « primaires » est à mon avis un détail complètement sans intérêt. La scène politique française actuelle, comme la plupart des scènes politiques occidentales, est une scène pré-codée. Cela signifie que seuls ont la possibilité d’accéder au pouvoir ceux dont on sait par avance qu’ils n’ont nullement l’intention de changer (ou de tenter de changer) les fondements d’une société aujourd’hui dominée de part en part par l’idéologie de la marchandise. De ce point de vue, il n’y a plus aujourd’hui d’alternative. L’alternative a été remplacée par l’alternance, avec pour conséquence une déception permanente des masses populaires, une crise généralisée de la représentation et un fossé qui ne cesse de se creuser entre le peuple et la Nouvelle Classe politico-médiatique.



3) Vous avez une bonne connaissance politique, je voudrais soulever le point des extrêmes dans notre pays : on a souvent l’impression que le FN n’était qu’une bouée (pour une grande majorité d’électeurs frustrés) qui faisait tout le temps “le grand écart” (absence de programme économique claire, prises de positions géopolitiques contradictoires, incapacités de bien gérer des mairies etc etc..) mais maintenu soudé et en position de force par son président, Jean Marie Le Pen. Alors que de nouvelles lignes politiques se dessinent à l’intérieur de même de cette mouvance nationale (Soral qui joue sur un souverainisme beu blanc rouge et sur l’anti-sionisme, ou les identitaires bien au contraire anti jacobins et régio-européens) … Comment envisagez vous l’après Le Pen ?

L’extrême gauche également semble en reformation, après l’effondrement du PC et la non percée des LCR, PT et LO et la naissance du NRA sponsorisé par Drucker … On dirait que cette mouvance est totalement incapable d’emprunter le boulevard qui pourtant s’offre à elle (précarisation sociale, la crise financière etc etc). Est ce que ces deux “non évenements” ne seraient pas liés et finalement une “preuve” de l’absence totale d’opposition au “système” (les partis libéraux de l’établissement) ?



Le Front national a obtenu certains succès dans le passé grâce à l’addition de deux électorats assez différents : un électorat populaire, principalement ouvrier, et un électorat provenant des couches moyennes et inférieurs des classes moyennes et de la petite-bourgeoisie. Ce deuxième électorat l’a abandonné lors de l’élection présidentielle de 2007 pour se rallier à Nicolas Sarkozy. Il est aujourd’hui déçu, mais cela ne le pousse pas à revenir au FN. Ce dernier, de son côté, n’a jamais tiré la leçon de son succès auprès des classes populaires. Les ouvriers sont remarquablement absents de ses instances dirigeantes. L’usure du parti, sa banalisation dans le paysage politique, l’âge de son chef, ses divisions incessantes, expliquent sa stagnation actuelle. L’après-Le Pen a toutes chances de voir le FN se couper définitivement en deux, avant d’être de plus en plus marginalisé.


L’extrême gauche bénéficie, dans un contexte de crise sociale aggravée, de l’espace que lui ont ouvert le ralliement du parti socialiste à la société de marché et la social-démocratisation du PC, qui n’est plus aujourd’hui qu’un fantôme. Même dans ce contexte, pourtant, elle ne marque pas autant de points qu’elle le devrait. La raison principale en est que le peuple ne se reconnaît pas dans ses prises de position. La gauche radicale, en particulier, se garde bien de reprocher au patronat de faire des immigrés un armée de réserve du capital, permettant de peser à la baisse sur les salaires des autochtones. C’est la raison pour laquelle Olivier Besancenot, pour ne citer que lui, connaît un succès médiatique qui ne se vérifie pas dans les urnes. Le pouvoir place utilise par ailleurs Besancenot et ses amis pour diviser la gauche, de la même façon que François Mitterrand avait utilisé le Front national pour diviser la droite. On en revient donc toujours au même constat : le peuple ne dispose aujourd’hui d’aucun parti dans lequel il puisse se reconnaître.



4) Nous parlions de la gauche et de la droite radicale, qui empruntent souvent à la réthorique anti-européenne ou souverainiste. Ce mot à t’il un sens à l’heure de la mondialisation ? La France a t’elle une chance de survivre (démographiquement, culturellement, économiquement) sans l’Europe ? Quelle est l’avenir des nations Européenne d’après vous ?



Les souverainistes sont des gens très sympathiques, dont je partage certaines positions (vis-à-vis des Etats-Unis d’Amérique ou de la bureaucratie bruxelloise, par exemple), mais ils n’ont pas encore saisi que nous avons changé d’époque. L’Etat-nation, qui avait été la forme politique privilégiée à l’époque de la modernité, est entré désormais dans une crise irréversible. Il est aujourd’hui dépassé par le haut (par la montée des emprises planétaires) comme par le bas (par l’émergence des réseaux et de communautés, le localisme, les exigences quotidiennes des citoyens). L’avenir n’est plus aux Etats nationaux, mais aux grands ensembles continentaux, aux creusets de culture et de civilisation, seuls capables de réguler la mondialisation et de constituer des pôles actifs dans un monde multipolaire.



5) Nous assistons aujourd’hui dans le monde à une sorte de renaissance de grands espaces en Asie (Chine, Inde), dans le monde musulman (Turquie, union panafricaine ..), en Eurasie (Russie ..), en Amerique du sud (Brésil, Vénézuela ..). Le corrollaire de cette renaissance est l’affaiblissement de l’empire Américain. Comment imaginez vous la suite des évenements (dans la prochaine décennie ?). Pensez vous comme certains qu’il y ait un risque de fuite en avant (guerres déclenchées) ou au contraire que nous ne soyions qu’au début d’un processus quasi inévitable : le monde multipolaire (chaotique ou pas ?).



La grande question est en effet de savoir aujourd’hui si nous nous dirigeons vers un monde unipolaire, qui serait dominé par l’hyperpuissance américaine, ou vers un monde multipolaire, un pluri-versum, articulé, comme je viens de le dire, autour de quelques grands blocs de civilisation. Je crois pour ma part que nous nous dirigeons, fort heureusement, vers un monde multipolaire où les pays émergents, comme l’Inde, la Chine et le Brésil, joueront un rôle de plus en plus important. Un tel monde sera nécessairement instable, car aucun ordre général des choses – aucun « Nomos de la Terre » – ne reste jamais figé. Les lois de la géopolitique déterminent très bien les lignes de fracture et les enjeux. Le grand affrontement est celui qui oppose, structurellement pourrait-on dire, la puissance des Mers (les Etats-Unis) et la puissance de la Terre (le continent eurasiatique). Dans une telle perspective, la Russie joue un rôle tout particulier, car elle correspond à ce que les géopoliticiens appellent le Heartland, c’est-à-dire le cœur même du continent eurasiatique.



6) Paradoxalement à cette renaissance des espaces, l’europe semble incapable d’unité politique, tant les dissensions semblent fortes entre ce que Alexandre Douguine décrivait dans ce blog comme une opposition entre la “vieille Europe” (continentale ?) et la “nouvelle Europe” (atlantiste ?). Comment l’expliquez vous ?



L’impuissance de l’Union européenne ne s’explique pas seulement par l’opposition que vous décrivez, même si celle-ci est bien réelle. Partisan de la construction européenne, je n’en constate pas moins que l’Europe, depuis le début, s’est bâtie en dépit du bon sens. Elle a donné d’emblée la priorité au commerce et à la finance au lieu de la donner à la politique et à la culture. Elle s’est édifiée sans légitimité démocratique – sans que les peuples soient consultés – et à partir du haut (la Commission de Bruxelles, qui s’est autoproclamée omnicompétente) au lieu de se bâtir à partir du bas, dans le respect du principe de subsidiarité (ou de compétence suffisante). Au lieu de chercher à approfondir ses structures politiques, elle a préféré s’élargir hâtivement et inconsidérément à des pays qui n’étaient soucieux que de bénéficier des largesses monétaires de l’Union et de se placer sous le parapluie américain en adhérant à l’OTAN. Enfin, elle n’a jamais clairement posé la question de ses finalités. S’agit-il de faire de l’Europe un grand marché aux frontières floues, appelé à s’intégrer dans une vaste zone de libre-échange euratlantique, ou au contraire de bâtir une Europe-puissance véritablement autonome, dont les frontières seraient strictement déterminées par la géopolitique ? Il est évident que ces deux finalités sont totalement opposées.



7) Des voix se font entendre (mouvances d’extrême gauche, divers intellectuels Gaullistes ..) pour que la France intègre l’organisation de la coopération de Shanghai. Vous qui avez vivement critiqué le retour de la France dans le commandement armé de l’OTAN, quelle est votre opinion à ce sujet ?



Je n’ai pas d’opinion arrêtée sur ce point. L’OTAN était une organisation défensive créée dans le contexte de la guerre froide. N’ayant plus de raison d’être après l’effondrement du système soviétique, elle aurait du disparaître en même temps que le Pacte de Varsovie. Au lieu de cela, cette organisation totalement contrôlée par les Etats-Unis s’est redéployée comme une sorte de club occidental américanocentré, ayant vocation à intervenir n’importe où dans le monde. Dans un pareil contexte, la décision de la France de réintégrer les structures intégrées de l’OTAN, d’où le général de Gaulle l’avait fait sortir en 1966, est plus qu’une faute : c’est à la fois une trahison ou un crime. De ce fait, en tout cas, sa participation à l’Organisation de la coopération de Shanghai n’est plus rien qu’une hypothèse d’école. La question, en outre, est de savoir si le groupe de Shanghai a une vocation purement régionale ou plus vaste. Mon souhait serait plutôt de voir se constituer, dans un premier temps tout au moins, une organisation européenne de la défense digne de ce nom et qui serait entièrement indépendante de l’OTAN. Mais pour l’instant, ce ne peut être qu’un vœu pieux.



8) A l’heure de la crise financière, tout le monde s’accorde à dire que “peut être” que la globalisation libérale à “échoué”, et que le modèle Occidental pour l’humanité n’est peut être pas le “meilleur”. D’après vous “d’ou” viendront les nouveaux modèles civilisationnels, philosophiques et économiques ?



La crise financière mondiale déclenchée aux Etats-Unis à l’automne 2008 a sans doute ouvert les yeux d’un certain nombre. Mais cette crise, qui est loin d’être terminée, ne suffira probablement pas à faire émerger un système alternatif. Les nouveaux modèles apparaîtront lorsque le système actuel sera véritablement à bout de souffle, sans que l’on puisse savoir quelles formes spécifiques ils revêtiront. Même si les choses peuvent aller assez vite, il y a encore beaucoup à faire pour « décoloniser » les esprits, tant nos contemporains ont pris l’habitude de vivre dans le système de la marchandise, gouverné par la dialectique de l’avoir. Toute la modernité a été portée par l’idéologie du progrès, les réserves naturelles ayant été considérées comme à la fois gratuites et inépuisables, alors qu’elles n’étaient ni l’un l’autre. La vérité est qu’une croissance matérielle infinie est impossible dans un monde fini. Lorsqu’on s’en apercevra pleinement, on commencera peut-être à sortir de l’obsession économique et de cette idéologie utilitariste qui a été l’un des principaux corollaires de l’universalisme occidental (lequel, comme tout universalisme, n’est jamais qu’un paravent de l’ethnocentrisme).



9) Vous êtes très présent sur la scène géopolitique et notamment auprès du mouvement Eurasien de Alexandre DOUGUINE dont le programme politique généralement peu connu est détaillé sur ce blog. Celui ci est assez élogieux à votre égard. Pouvez nous nous en parler ? Qu’est ce que vous pensez que l’Eurasisme puisse apporter à l’Europe et à la France ?



J’éprouve de l’amitié et de l’admiration pour Alexandre Douguine, pour sa culture, son courage, sa capacité de travail, l’ampleur de son œuvre et la grande continuité de ses efforts. On lui doit d’avoir actualisé la pensée des premiers Eurasistes et d’avoir montré l’actualité de cette pensée aujourd’hui. Il a su aussi mettre en rapport, pour en faire une synthèse suggestive, des acquis idéologiques parfois différents. Il a donné à la géopolitique une dimension spirituelle qui lui manquait. Je suis son travail avec beaucoup d’attention. Quant à l’eurasisme, il peut apporter beaucoup, non seulement à l’Europe et à la France, mais aussi aux habitants des autres continents, si l’on considère qu’au-delà de la seule Eurasie géographique, il permet d’envisager un nouveau « Nomos de la terre » ordonné à l’idée de diversité, d’autonomie des peuples, de démocratie participative et de primat des valeurs non marchandes.



10) Pour les Français et les Européens, les grandes inquiétudes du futur sont le plausible leadership économique Chinois et l’explosion démographique des populations musulmanes, notamment à l’intérieur de l’Europe. Comment estimez vous compatible / incompatible ces deux éléments ?



La Chine est de toute évidence appelée à jouer un rôle de premier plan au XXIe siècle, mais il est encore trop tôt pour dire qu’elle exercera un véritable « leadership économique ». La Chine inscrit traditionnellement son action dans la longue durée. Son modèle n’est pas exempt de contradictions, et elle doit aussi faire face à de nombreuses difficultés intérieures (ne serait-ce que la disparité de ses régions et de ses milieux sociaux). Sur le plan géostratégique, je souhaite la voir s’associer au continent eurasiatique, mais je n’ignore pas sa tendance naturelle à l’autocentrage. Vis-à-vis des Etats-Unis, par ailleurs, elle semble aujourd’hui hésiter entre plusieurs attitudes possibles. Quant à l’explosion démographique des populations musulmanes, c’est un fait réel, mais qu’il ne faut pas non plus surévaluer. En Europe, au bout d’une ou deux générations, les immigrés adoptent les comportements démographiques locaux. A l’exception de l’Afrique noire et de la zone indo-pakistanaise, la croissance démographique se ralentit d’ailleurs un peu partout. Le vrai problème tient plutôt à la dénatalité des pays européens, qui crée un appel d’air et se traduit par un vieillissement de la population.



11) Vous avez longtemps été un des fers de lance du GRECE, qu’en est il aujourd’hui ?



Le Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (GRECE) est une association culturelle créée en 1969. J’ai participé régulièrement à ses activités, mais n’y ai jamais occupé de rôle dirigeant. Cette association continue aujourd’hui son travail, en liaison avec de nombreux universitaires et intellectuels européens.



12) Question science fiction :) : comment imaginez vous l’avenir du continent (europe et russie) en .. disons 2020 ?



Je ne fait pas métier de prédire l’avenir, et je n’ai aucune imagination pour savoir où en seront l’Europe et la Russie en 2020. L’histoire est toujours ouverte, ce qui ne signifie d’ailleurs pas que tout est toujours possible. Bien entendu, il est toujours possible de faire des scénarios, mais la difficulté commence lorsque l’on veut leur attribuer un coefficient de probabilité.



13) Le 24 mars dernier, c’était l’anniversaire des bombardements de 1999 sur la Serbie. Depuis 1 an, le Kosovo “serait” un état indépendant… Que vous inspire ces évènements et d’après vous quel est l’avenir du Kosovo ?



L’anniversaire des bombardements de 1999 sur la Serbie éveille en moi le souvenir d’une grande colère et d’une affreuse humiliation. Colère devant le déluge de contre-vérités et de mensonges diffamatoires qui ont alors déferlé dans les médias occidentaux contre le peuple serbe, humiliation d’avoir assisté au premier bombardement d’une capitale européenne par les Américains depuis la fin de la dernière guerre mondiale. L’Europe s’est à cette occasion révélée dans sa triste vérité : impuissante, quasi paralysée, n’ayant aucune conscience des enjeux globaux, objet de l’histoire des autres à défaut d’être le sujet de sa propre histoire. Quant au Kosovo, j’observe que sa proclamation d’indépendance a été soutenue par les mêmes puissances qui se sont refusées à reconnaître celle de l’Abkhazie ou de l’Ossétie du Sud : la Géorgie a eu droit au respect de son « intégrité territoriale », alors que la Serbie n’y a pas eu droit. Cela donne la pleine mesure de la logique qui prévaut aujourd’hui dans les rapports internationaux. Pour l’heure, le Kosovo me paraît être le premier Etat mafieux de l’histoire. Je doute que son avenir soit particulièrement brillant.



14) Pourriez vous conseiller 5 ouvrages clefs a lire, 5 sites / blogs a consulter ?



Je ne suis pas assez familier de l’univers des blogs pour recommander ceux qui seraient les meilleurs. Je me sens tout aussi incapables d’énumérer « cinq ouvrages-clés à lire ». Des ouvrages-clés, il y en a au moins plusieurs centaines ! Je recommanderai seulement de lire les ouvrages qui aident à comprendre le moment historique que nous vivons, et d’autre part les grands classiques de la pensée politique et géopolitique dont les enseignements peuvent encore valoir aujourd’hui, de Machiavel, Hobbes et Rousseau jusqu’à Max Weber et Carl Schmitt. Enfin, sans doute par inclinaison personnelle, je dirais que toute intelligence des choses suppose un minimum de connaissance philosophique. Heidegger, pour ne citer que lui, a joué dans ma formation un rôle qui n’a pas encore été dépassé.



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Source : alexandrelatsa.blogspot.com

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