Pour la defense de l’hopital public, la loi Bachelot ne doit pas passer

Publié le par E&R-Ile de France

Au moment où le projet de loi Bachelot est discuté à l’Assemblée nationale, un sondage Sofres publié par le Parisien confirme que l’immense majorité des Français considère que « l’hôpital public manque de moyens financiers et humains » (89 %) et que « demander aux hôpitaux publics d’être rentables financièrement risque de nuire à la qualité des soins » (69 %).


La majorité conteste à 58 % les affirmations prétendant que « l’hôpital public coûte trop cher au contribuable français ».


Autrement dit, ce sondage contredit point par point les arguments invoqués par Roselyne Bachelot pour justifier sa réforme !

Cette réforme viserait à fermer ou à vider de leur substance les hôpitaux publics de proximité pour constituer des « pôles » intégrant les structures privées, et présentés comme plus performants. Cette restructuration permettrait surtout d’économiser 20 000 postes de personnels hospitaliers. Quant aux « Agences régionales de santé » (ARS) que la ministre prévoit de créer, elles remettraient en cause le droit de tout assuré social à l’accès aux soins qui lui sont nécessaires.


La majorité des personnels hospitaliers et médicaux, avec les fédérations syndicales de la santé (CGT, FO, SUD, CFTC, CGC) et les syndicats de médecins (AMUF, CPH, INPH, SNPHAR), jugent ce projet inacceptable et appellent à la mobilisation le 5 mars pour qu’il soit abandonné.


Trois cents professeurs de médecine demandent l’abandon de la partie « Hôpital » de la loi.

Sur quelle légitimité se fonde le gouvernement pour imposer une loi que professionnels hospitaliers, médicaux et assurés sociaux rejettent ?


Une telle obstination ne s’inscrit-elle pas dans le cadre fixé par le Premier ministre François Fillon après le Sommet européen : « nécessité absolue de réduire la dépense publique, et donc de respecter la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux » ? « Tout l’argent public doit être réservé au (prétendu) plan de relance », ajoute-t-il, alors que des milliers de licenciements et de suppressions d’emplois sont programmés par les entreprises et les groupes financiers bénéficiaires de ces subventions colossales ! Des milliards ont été donnés aux banquiers et on ne pourrait pas trouver les fonds pour sauver l’hôpital public ?


Ce projet de loi contre la Sécurité sociale et l’hôpital public ne doit pas voir le jour !

Lors des sept rassemblements régionaux qu’il organise dans les prochaines semaines, et en particulier ce samedi 7 mars en Languedoc-Roussillon, à Ginestas (15 heures, à l’Espace culturel), le POI appellera à l’unité pour exiger l’abandon de ce projet de loi, l’annulation de toutes les suppressions de postes dans le service public et l’interdiction de tous les licenciements.


Les secrétaires nationaux du POI : Claude JENET, Jean MARKUN, Daniel GLUCKSTEIN, Gérard SCHIVARDI



Source :
parti-ouvrier-independant.com

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