Rififi à Libération : Femmes et Joffrin au bord de la crise de nerf (Paris-75)

Publié le par E&R-Ile de France





Laurent Joffrin, patron de Libé, ne parvient pas à se dépêtrer de l’affaire Florence Cousin, cette salariée licenciée pour « insuffisance professionnelle » et qui mène depuis le 10 février dernier une grève de la faim dans le hall d’entrée du quotidien (voir Novopress).







Ladite affaire devient savoureuse dans la mesure où elle vire en règlement de compte entre factions rivales de la CGT. Laurent Joffrin a obtenu le soutien de la Filpac-CGT (Fédération CGT des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication), alors même qu’une autre faction du syndicat communiste, le Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE), avait bloqué la distribution du journal le 20 février dernier, s’attirant les foudres d’une direction qui avait dénoncé dans un communiqué une « action de force (…) scandaleuse [qui] remet en question le principe même de la liberté de publier » conduite par « qu’une petite minorité syndicale extérieure à l’entreprise ».


Dernier épisode en date, le 3 mars dernier deux syndicalistes de la SGLCE qui étaient venues soutenir la gréviste de la faim ont été prises à partie « avec une rare agressivité » par Laurent Joffrin, selon un communiqué de l’Union Départementale CGT de Paris. « Insultant et violent, [M. Joffrin] les somme de quitter les lieux, renversant la chaise sur laquelle l’une des deux était assise, se saisissant du sac à main et du porte-documents de l’autre pour les jeter sur le trottoir. Arrivés dans le hall de Libération où a lieu l’incident, la déléguée syndicale et le secrétaire du comité d’entreprise sont eux aussi pris à parti », précise le communiqué .


Ayant fait de ce licenciement le symbole de sa volonté de « changer la culture maison » le patron de Libé, nommé à ce poste par M. le Baron Edouard (qui détient une part non négligeable du capital du quotidien) voit son autorité pour le moins fragilisée. Mais même si son avenir à la tête de l’ancien journal maoïste devait être compromis, Laurent Joffrin ne devrait pas devoir longtemps pointer aus Assedics : il figure selon l’Elysée dans le dernier carré, dans la « short-list », des personnalités pressenties par Nicolas Sarkozy pour remplacer Jean-Paul Cluzel à la présidence de Radio France.



Source : novopress.info

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