Paris : les affaires reprennent ! (Paris-75)

Publié le par E&R-Ile de France



Il se pourrait que la bienveillance dont jouissait Delanoë dans les médias commence à s'estomper, principalement du fait d'informations parues sur le Net, moins intimidé par l'arsenal de communication de la mairie que les organes de presse "traditionnels".









Le site Bakchich, sous la plume de Nicolas Beau, à fait une bien belle découverte la semaine dernière : le tuyau en or massif donné à un de ses copains par Vincent Moisselet, directeur du cabinet du maire du 19ème arrondissement, au sujet de projets immobiliers à Paris et Pantin.

Vous découvrirez cet intéressant document en cliquant ici ainsi que le droit de réponse demandé par la ville à Bakchich.

C'est à fort juste titre que Bakchich n'est guère convaincu par cette mise au point de la mairie.

D'abord, la fuite de l'info par copinage est avérée et, quand bien même elle n'aurait pas permis à Pelat de récupérer des affaires, la faute est entière. Un agent municipal n'a pas à donner à un promoteur des documents internes à une mairie.

De plus, le cabinet de Delanoë joue sur les mots en déclarant que cette initiation bienveillante n'a pas eu pour conséquence d'aider Olivier Pelat, l'ami de Moisselet et Delanoë.

Pelat, admet la mairie, a récupéré la reconstitution d'un marché couvert et la création d'un immeuble de bureaux, bénéficiant d'un permis de construire délivré par la ville de Paris. Le fait qu'une procédure de mise en concurrence ait été suivie et qu'il n'y ait pas eu d'"attribution discrétionnaire" est bien la moindre des choses. Se dispenser de mise en concurrence aurait été une anomalie manifeste ! En revanche, dans le cadre même d'une procédure concurrentielle, bénéficier de l'appui d'informateurs bien placés peut à l'évidence constituer un avantage qui permet, précisément, de l'emporter tout en respectant les apparences de l'égalité de traitement. C'est là tout le problème et, sur ce point précis, le cabinet de Delanoë ne s'attarde guère. Autant que la fuite du document, c'est le : « Confidentiel. J’aimerais qu’on en parle ensemble avant un RV avec Roger. On se voit quand tu veux. En amitié » qui pose un très gros problème. On attend que l'Hôtel de ville nous explique que ces entretiens "en amitié" n'ont jamais eu lieu, histoire de rigoler un bon coup.

Rappelons que ledit Moisselet, ancien chef de cabinet de Bartolone puis directeur du cabinet du maire du 19 ème arrondissement est par définition bien introduit chez tous les protagonistes de ces juteuses opérations.

Décidément, depuis que la Seine Saint Denis est tombée dans l'escarcelle du PS, le climat de bonne entente au nord de Paris est parfait. Avec des copains pareils, le Grand Paris est superflu, c'est sûr.

A suivre ...




Source : delanopolis.fr

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