Ticket-psy : à qui profite le crime ?

Publié le par E&R-Ile de France




Le lobby psy peut se frotter les mains : il vient de réussir un joli coup. Alors que les caisses de l’Etat sont vides, que les comptes de la sécu sont dans le rouge vif et que les entreprises ferment les unes après les autres, les médecins du travail vont dorénavant distribuer des « tickets psy »


Cent euros le ticket, le carnet comportant 10 tickets, compte tenu de la retape qui sera faite par les « professionnels de la profession », on imagine le pactole que cette mesure représente pour nos-amis-les-psys… Dans un premier temps, ce sont les patrons qui règleront l’addition, avant naturellement que l’Etat ne finisse par se substituer à eux, selon une dérive bien connue dans notre social-démocratie.








Certains observateurs ont dénoncé à juste raison une véritable « institutionnalisation du mal-être » : au lieu de s’attaquer aux causes de la souffrance psychologique – un monde du travail névrogène -, on fait appel aux « professionnels » pour gérer le problème au mieux d’une société marchande pour laquelle tout se monnaie. A quand des « cellules psychologiques » ouvertes en permanence au sein des entreprises, des ministères et des innombrables locaux des collectivités territoriales ?


Ce coup d’éclat n’est pas le premier dont puisse s’enorgueillir le milieu. L’imposition de la méthode globale d’apprentissage de la lecture fut en effet un coup de maître. On constate depuis plus de trente ans que cette méthode (ou ses dérivées, dites semi-globales, tout aussi nocives) produit des illettrés à la pelle. Avec l’arrivée de l’imagerie médicale (IRM, tomographe…) on sait depuis une quinzaine d’années pourquoi : elle sollicite l’hémisphère droit, alors que les zones d’apprentissage de la lecture se trouvent dans le cerveau gauche. Toute proportion gardée, autant vouloir apprendre à voir avec les oreilles, ou entendre avec la peau…
Alors qu’avant la généralisation de cette méthode dans les écoles primaires de l’Education nationale, le nombre de dyslexiques ne représentait pas plus de 5% d’une classe d’âge, il dépasse maintenant les 40% en France. Plus 60% des élèves qui rentrent en 6ème sont illettrés, selon les chiffres mêmes du ministère.


Une armée de psys-quelque chose est alors appelée à la rescousse : orthophonistes, psychologues, sophrologues, psychanalystes, etc., chaque citadelle se déclinant en une myriade d’écoles, de chapelles, de tendances, de sensibilités, de prés carrés, de clans, voire de sectes… Quand le ministre Robien tenta il y a deux ans de revenir sur les méthodes d’apprentissage de la lecture, ce fut une levée de boucliers, les syndicats de gauche ayant été (curieusement ?) les premiers à défendre le bifteck du milieu.


Dans les deux cas, rappelons l’adage bien connu : « chercher à qui profite le crime ». Il faut dire qu’il urge de trouver sans cesse de nouveaux débouchés aux milliers d’étudiants qui sortent chaque année de nos facultés de psychologie, tout bardés de diplômes…



Source : novopress.info

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