Le bal des petits collabos à l’heure de l’apéro

Publié le par E&R-Ile de France


Tous les soirs dès 19 h 10 sur Canal + et depuis 2004, c’est la même et immuable rengaine. Le pire du journalisme sur le PAF. Le bal des collabos bien-pensants, comprendre « sans pensée », au service de la désinformation.





Pour passer les plats avec complaisance, il y a Michel Denisot l’ex-footeux reconverti dans le journalisme politique avec oreillette. Pour le vrai journalisme politique, il y a depuis 2006 Jean-Michel Aphatie, le spécialiste de la tournure de phrase orientée dans le sens du vent, le détecteur des « un tel a dit d’un tel qui aurait d’un tel qui a dit… » ne faisant guère avancer le schmilblick mais qui remuent sacrément la merde pour que dalle si ce n’est divertir la galerie : un public jeune minutieusement trié et applaudissant à la commande.

Pour l’alibi de la désormais sacro-sainte diversité ethnique, il y a Ali Baddou tout droit venu de Sciences Politiques (bonjour la référence) ; le collabeur respectable comme les grands médias les aiment : bien lisses, bien propres sur eux, sans aucune pensée ou analyse déviante, bien soumis à l’idéologie dominante. Et enfin pour éviter d’avoir le lobby féministe sur le dos, il y a une femme. Rien de plus logique. Arianne Massenet en l’occurrence, qui est là pour la touche people Voici-Gala et dont le QI et la conscience politique désespéraient déjà Marc-Olivier Fogiel, c’est dire si son niveau est bas !

Aucune pensée concrète chez ces quatre agents du système -Aphatie y compris, je vais y venir- comme chez les bo-bos qu’ils représentent et chouchoutent. Juste ce souci permanent de censurer les présumés mal-pensants tout en encensant les mêmes : ceux auquel les Français ont droit depuis des décennies. Simple question : et si c’était ces bien-pensants là les vrais fascistes des temps modernes ? Poser la question revient presque à y répondre.
J’exagère à peine le trait malheureusement. Non c’est vrai, Canal + c’était bien quand même. Avec Antoine De Caunes et Philippe Gildas, on se marrait bien. Depuis, plus rien. Ou plutôt si, un alliage subliminal de sexe formaté, de football décoloré, de journalisme édulcoré et de piètre propagande politique. Et je ne parle même pas de ces séries débiles que les Américains réussissent sans problème à nous vendre et, bien pire encore, nous faire aimer.

Lorsqu’il n’y a pas de fond, de ligne éditoriale claire, hormis celle de servir la soupe à l’oligarchie en place, on joue à se donner un style avec un ton faussement décalé (Yann Barthès n’a définitivement rien à voir avec Roland Barthès) ou en changeant de bimbo comme de chaussettes pour présenter la météo. Tel est la patte Canal ploucs, faussement branchée, concrètement docile et cynique.
Il n’y a rien à espérer non plus chez les invités quotidiens du « Grand Journal » ; juste constater une succession de petits agents du système (ex : le « merveilleux » trio Val, Nay et Duhamel que la terre entière nous envie), de politiciens sarkozystes ou PS tendance DSK, d’artistes sponsorisés PS et de pourfendeurs de vilains terroristes toujours très à l’aise pour diaboliser l’islam, l’Iran, la Russie, la Serbie…

Il ressort de cette émission un abject et douteux manichéisme s’efforçant de décrédibiliser via la diabolisation tout opposant au pouvoir en place ou mieux encore toute virgule déplacée remettant en cause cette oligarchie atlanto-sioniste libérale. A ce titre, l’excellent Michel Collon a récemment fait une impeccable démonstration sur l’hégémonie totalitaire USA-Israël dernièrement chez Frédéric Taddeï.
On sait tous que les journalistes politiques sont grassement payés pour nous faire avaler des couleuvres dans l’intérêt de leur oligarchie. Mais pousser le bouchon aussi loin en usant de courbettes est sur la durée imbuvable. Minable. Même John Paul Lepers n’est pas aussi complaisant avec Jacques Attali que Michel Denisot ne peut l’être avec Carla Bruni, Dominique Strauss-Kahn ou Bernard-Henri Lévy. C’est dire si sa naturelle soumission est invraisemblable.

Je pourrais simplement constater cette hypocrisie dégueulasse, cette perverse manipulation des esprits et m’en tenir là. Mais lorsqu’on s’y met à quatre pour désavouer, diaboliser un contradicteur pourtant politiquement correct sous prétexte que cet homme -Jean-François Kahn- ose écorcher notre président national, là non. Arrêt buffet. Il n’y a pas à mettre de gants lors du diagnostic. Ces faux journalistes sont intrinsèquement de vrais et piètres collabos adeptes du « baissage » de froc, puant l’insincérité et la lâche soumission. Les rois de la censure, du deux poids deux mesures et du politiquement correct. Mais correct pour qui ? Pour les bo-bos moraleux de la gauche caviar ? Pour les professionnels du « choquage » comme dirait Zemmour ? Pour le PS d’Aubry ? Pour l’UMP de Sarkozy ? Pour la même oligarchie.
Qu’un Emmanuel Todd nous donne des leçons de politique, pourquoi pas vu son niveau. Mais pas Michel Denisot et encore moins la bébête Massenet.

Le pire dans l’histoire, ce n’est même pas cette complaisance affichée mais bien ce rôle pervers au service du pouvoir. Cette manipulation de la pensée par de petits flics, gardiens du temple du vide de la pensée.
Rien de pire aussi, dans nos petites lucarnes, que le rôle de chroniqueur. Avec son air condescendant du haut de son piédestal que lui met volontiers le présentateur télé (cf : Denisot avec Aphatie), le chroniqueur pense détenir la science infuse. Il distille les bons et mauvais points comme les instituteurs distribuent les images ou relèguent au piquet des enfants en classe de CP.
Aussi théâtral qu’insincère, Jean-Michel Aphatie a réussi l’exploit de nous faire détester le si joli accent du sud-ouest. Une performance de premier plan pour ce journaleux dont les fluctuations éditoriales sont tellement ridicules et douteuses qu’il est franchement nécessaire de les dénoncer haut et fort.

Pour en finir avec ce « Grand journal » pour petits cerveaux formatés bo-bo, tout téléspectateur non lobotomisé par la pensée unique pourrait -comme moi- le qualifier d’émission journalistique bien-pensante au service du système UMPS. Un défilé de bo-bos en access prime time, touchant un public jeune donc encore plus facile à manipuler. La France qui baisse son froc en somme.


Source
: alterinfo.net

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