La crise économique n’empêche pas l’Etat de faire son marché à la FIAC (Paris-75)

Publié le par E&R-Ile de France


Alors que la crise financière commence à affecter gravement l’économie réelle, la Foire Internationale d’Art Contemporain (FIAC) qui se tient à Paris jusqu’au 26 octobre fait le plein.


Parmi les visiteurs venus acquérir des « œuvres d’art », se trouve l’État, qui semble-t-il n’est pas prêt à se serrer la ceinture en ces temps difficiles. Comme chaque année, il va procéder à l’achat de plus d’une trentaine de pièces qui vont venir « enrichir » les 90.000 « œuvres » du Fond national d’art contemporain (FNAC).





Pour ces emplettes, le budget alloué par l’État atteint les 400 000 euros. Cet argent est géré par une commission d’acquisitions issue du Centre national des arts plastiques (CNAP) et composée de quatorze personnalités, parmi lesquelles des « artistes », des conservateurs de musée, des hauts fonctionnaires du ministère de la Culture ou encore des critiques d’art dont un journaliste de Libération. Les critères sur lesquels se base la commission pour sélectionner une « œuvre » ? La pièce doit « signifier quelque chose par rapport à la collection et au travail de l’artiste » …

Lors de cette 35e édition de la FIAC, l’État s’est offert 34 « œuvres ». On y trouve de tout : un miroir double face, un néon blanc, la photo d’un clown en papier mâché allongé sur un faux chien, une série de douze photographies de miradors en noir et blanc, cinq louches en résine de différentes couleurs, la sérigraphie d’un peigne, et celle de six rectangles placés les uns dans les autres , la photographie couleur d’une pendule, du sel cristallisé sur un fil barbelé, un moulage en bronze effectué sur des cachets d’aspirine, cinq sculptures en faïence de corps faisant le poirier… etc.

Les pièces acquises seront par la suite prêtées aux fonds régionaux d’art contemporain (Frac) mais aussi à l’administration et aux ambassades.

Cette passion de l’Etat pour l’art contemporain complète la générosité des collectivités locales à l’égard de ce genre d’« œuvres d’art ». NP Info s’était récemment fait l’écho de Cloaca, la machine à caca, une « oeuvre » parmi tant d’autres, financée par le Conseil régional Rhône-Alpes. Bien souvent, seul le Front national s’oppose à ce genre de gabegie financière.


Quelques exemples des 34 pièces achetées cette année par l’Etat à la FIAC :

Trait d’union True spirit, Effervescence

Trait d’union

 True spirit, Effervescence



Gamme Portrait n°197
 Gamme
  Portrait n°197




Source : Nationspresse.info

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